Moi...
  • Est-ce que ton-ta conjoint-e / famille / ami, te dit des mauvais mots pour te blesser, t’écraser?
  • Est-ce qu’une personne te menace de te frapper ou de te prendre les enfants?
  • Est-ce qu’une personne contrôle tes amis-es, tes sorties, tes dépenses, ou tes appels en lisant sur l’ATS / texto / courriel?
  • Est-ce qu’une personne te dit que tu es responsable de sa mauvaise humeur, sa colère, ses gestes d’agressivité?
  • Est-ce qu’une personne garde tout l’argent ou t’en laisse un peu et te dit ce que tu dois payer?
  • Est-ce qu’une personne menace de dire aux autres des choses personnelles sur toi?
  • Est-ce que tu as peur de lui-elle un peu… beaucoup / parfois… souvent?
  • Est-ce qu’une personne te force à avoir des rapports sexuels même si tu n’as pas le goût?
  • Est-ce qu’une personne s’excuse s’il-elle te fait mal et recommence?

Si tu as répondu oui à une ou plusieurs questions, appelle-nous, on peut t’aider. 

Violence

La violence conjugale se distingue des autres formes de violence par le fait qu’elle se manifeste dans un couple où les deux partenaires vivent une relation intime et affective. On y retrouve un rapport de domination. La violence conjugale peut se produire durant la relation, lorsqu’il y a rupture ou après la fin de la relation.

Les formes
L’escalade de

La violence conjugale n’apparaît pas de façon extrême et soudaine ; aucune femme ne s’impliquerait amoureusement avec une personne qui l’agresserait le premier soir. Les manifestations de violence se présentent généralement de façon progressive, dans une lente escalade difficile à percevoir.

Chez certains couples, la violence commence avec les coups, chez d’autres, elle demeure psychologique ou verbale. Cependant, dans la majorité des cas, la violence s’aggrave avec le temps. Cette escalade peut être rapide ou prendre des mois et/ou années. Il faut se rappeler que dans l’escalade de la violence conjugale, la forme de violence précédente ne disparaît pas lorsque la violence « monte d’une marche ». De plus, il faut savoir qu’un-e conjoint-e violent-e peut « sauter des marches » : des personnes qui n’avaient jamais utilisé de violence physique ont déjà tué leur conjoint-e. Aucune victime ne peut prévoir ce qu’il en sera. Le degré de dangerosité demeure.

Cycle de

Qu’est-ce que le cycle de la violence conjugale?

  • Ce cycle, qui est mis en place et orchestré par l’agresseur-e (conjoint-e, ami-e…), permet à celui-ci de maintenir sa domination (contrôle) sur sa conjointe.
    • Une fois, deux fois, trois fois… Souvent, le cycle de la violence se répète et avec le temps, les étapes du cycle s’enchaînent plus rapidement et deviennent plus intenses.
    • Plus le cycle se répète, plus la phase de la « lune de miel » raccourcit, jusqu’à disparaître.

Le cycle de la violence conjugale est un cercle vicieux qui comporte trois phases : tension, violence, justification et lune de miel

Tension

Tension de l’ agresseur-e : Par ses paroles et attitudes, l’agresseur-e installe un climat de tension à la maison. L’attention est totalement centrée sur la victime : elle fait quelque chose, son-sa conjoint-e devient impatient-e ; elle ne fait pas quelque chose, il-elle est encore plus impatient-e. Quoi qu’elle fasse, il-elle n’est pas content-e et le lui fait sentir par des reproches, des critiques, etc.

Peur de la victime : Elle doute d’elle-même. Elle a peur de déplaire et de faire des erreurs. Elle est anxieuse et paralysée et sent que quelque chose se prépare.

Points importants : La tension du-de la conjoint-e monte, il-elle utilise la violence verbale et/ou psychologique, la victime a peur et est anxieuse.

Violence

Agression de l’agresseur-e : La tension éclate en « crise », il-elle «éclate ». C’est le passage à l’acte avec des comportements de violence qui peuvent être physique (claques, coups, prendre par les bras, etc.) ou non (cris, insultes, menaces, etc.).

Peur, colère et tristesse de la victime : Elle ressent plusieurs émotions (peur, colère, désespoir, …) et vit beaucoup de confusion (elle ne comprend pas ce qui se passe ni pourquoi c’est arrivé, elle se demande ce qu’elle a pu faire, elle ne reconnaît plus son partenaire…).

Points importants : L’explosion du conjoint-e, agression souvent physique, la victime est en état de choc.

Justification

Rémission de l’agresseur-e: Le calme revient après l’agression. L’agresseur-e exprime parfois des regrets et promet de ne pas recommencer, justifie et minimise son comportement et essai de démontrer à la victime sa part de responsabilité. L’agresseur-e devient affectueux et attentionné.

Espoir de la victime: Elle met de côté la gravité de l’acte pour se concentrer sur les solutions aux problèmes du couple. Elle se dit que si elle change, la violence cessera. Elle croit que l’agresseur-e peut changer, il-elle est désormais tellement agréable…

Points importants : L’agresseur-e s’excuse, promet de ne pas recommencer, la victime reprend espoir.

Lune de miel

S’étant excusé et ayant promis de ne plus recommencer. L’agresseur-e peut alors redevenir gentil-le et charmant-e. La victime vit beaucoup d’espoir car elle retrouve la personne qu’elle aime. Elle est portée à oublier et parfois même à nier la présence de la violence dans le couple.

Mon amie...
  • Faites-lui part de vos inquiétudes sans la juger.
  • Soyez compréhensive et écoutez ce qu’elle a à vous dire.
  • Ne lui dites pas quoi faire, aidez-la, supportez-la, soyez là pour elle.
  • Vous pouvez lui dire que la violence est inacceptable.
  • Vous pouvez lui dire qu’elle n’est pas responsable des actes de son-sa conjoint-e.
  • Vous pouvez lui dire qu’elle ne mérite pas d’être traitée de la sorte.
  • Vous pouvez lui parler des services de la MFSM.
  • Vous pouvez l’encourager à se rendre à la MFSM pour recevoir l’aide et l’information dont elle a besoin, et l’accompagner si elle a besoin de vous.